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Dimanche, mai 12 2013

DIY – Savon maison, le retour…

Le premier test m’avais bien plu, et j’avais trouvé l’opération amusante. Vu les quantités que j’avais fait la dernière fois, mes savonnettes sont passées assez vite. J’ai donc décidé de remettre ça, mais cette fois « pour de vrai », avec des ingrédients sympa, en plus grosse quantité, et au passage, en impliquant Madame ;)

Premièrement, la recette

Lors de ma précédente tentative, je n’avais utilisé que de l’huile d’olive, et la première huile essentielle qui me tombais sous la main, à savoir du clou de girofle. Bon, ça marchait bien, ça allais bien pour se laver les mains, mais c’était quand même pas le savon le plus appétissant que je connaisse…
Cette fois-ci, on va s’ouvrir un peu plus l’appétit avec du savon à l’huile de coco et à la vanille.

Les ingrédients

Les ingrédients

Voici la liste des courses :
200g d’huile de coco (plus du beurre en fait, mais ça s’appelle huile quand même)
400g d’huile d’olive
85g de soude caustique
200ml d’eau

Première étape, peser les ingrédients

La soude

La soude

Comme le nom de l’étape le laisse deviner, on pèse chacun des ingrédients dans des récipients séparés. Pour la soude, j’ai préféré bricoler un récipient en papier plutôt que d’utiliser de la vaisselle de cuisine ou un récipient en plastique dont la tenue à la soude n’était pas garantie.

L'huile de coco

L’huile de coco

Bon, alors l’huile de coco, ça a deux caractéristiques : Ca ressemble à du saindoux, mais ça sent sacrément bon ! (a tel point que ça donne envie de la goûter tel quel)

Seconde étape, mélanger

Alors là, pas question de faire n’importe quoi, la soude est un produit dangereux. Blouse, lunettes (de chimie) obligatoires (gants vivement conseillés au passage).
Il faut tout d’abord dissoudre les cristaux de soude dans l’eau. La réaction est exothermique, et peut dégager des fumées, il est donc recommandé de faire ça sur le balcon. Donc, dans le saladier, verser l’eau, puis, petit à petit (cuillère à cuillère), verser les cristaux de soude dans l’eau, et remuant (avec un autre instrument que celui qui vous sert à prendre les cristaux de soude!). Je le rappelle, pour ceux qui sont pas habitués, pas d’eau dans la soude, toujours la soude dans l’eau, sinon il y a risque de projections.

Une fois cette étape réalisée, il faut mélanger les corps gras à la soude, de la même manière, en procédant petit à petit au début, puis plus franchement.

Vu comme ça c'est pas appétissant, mais ça sent bon !

Vu comme ça c’est pas appétissant, mais ça sent bon !

Après avoir un peu touillé à la cuillère, je vous conseille de passer au mixer, car il va falloir mélanger longtemps…
Il faut donc mélanger jusqu’à la trace, qui prend entre 15 et 30 min en fonction en la température entre autre. Pour pas tuer votre mixer, je vous conseille de faire ça par tranche de 5 min, avec des poses pour le laisser refroidir entre chaque.
Au bout d’un moment, le mélange commence à épaissir, et le filet qui coule du mixer laisse une marque en surface. C’est la « trace ».

La trace

La trace

A ce moment là, vous pouvez ajouter les huiles essentielles (de vanille donc, dans mon cas).

Troisième étape, le moulage et le séchage

Bon, là, faites pas comme moi, et prévoyez suffisammentde moules pour vos savons ! J’avais prévu de jolis moules à madeleines, mais une fois ceux-ci remplis, il me restait encore les 3/4 de la préparation ! Résultat des courses, j’ai mis le reste dans un bac de glace, pour les découper en tranches de 2cm d’épaisseur une fois durcis.

Les savons moulés

Les savons moulés

Là encore, l’odeur est très appétissante, combinée à la forme de madeleine, on en mangerais :)
Au bout de 2/3 jours, il faut les démouler. Il est possible de les entourer de film alimentaire pour qu’ils ne blanchissent pas.

Reste maintenant la partie la plus difficile : attendre ! J’avais testé mes précédents savons au bout d’un mois, et ils étaient encore un peu irritants. Au bout de 2 mois en revanche, ils étaient parfaits ! Je pense donc ne pas utiliser ceux-là avant le mois de Juillet, mais promis, je vous ferais un retour à ce moment là !

Jeudi, avril 25 2013

Capteur optique de vitesse et sens de rotation (2)

Deuxième partie : de l’idée à la mise en oeuvre.

Passons donc, comme promis, à la construction de ce capteur de vitesse ET sens de rotation.

D’abord, dessiner le patron. Je choisis de faire 3 largeurs de franges sur 24 degrés selon le dessin suivant (Fig 4).

Patron du premier codeur

Fig. 4 : Patron du premier codeur

Les fronts « noirs » seront régulièrement répartis tous les 8° dans le sens trigo, cette répartition régulière pourra être la base de la mesure de vitesse, en se basant sur les fronts montants pour un sens de rotation, descendants pour l’autre sens. La première frange occultante aura 2° de large, la deuxième 4°, et la dernière 6°. Ceci répété 16 fois pour faire le tour. J’aurai donc une roue dentée à 48 créneaux par tour, ce qui suffit bien pour la précision dont j’ai besoin. Le premier prototype sera fait d’une roue dessinée sur l’ordinateur, imprimée sur un film transparent, découpée grâce aux petits ciseaux de couturière piqués à ma charmante épouse, et collée à nouveau sur un bouton de potentiomètre placé sur l’arbre moteur. Résultat nul : imprimante jet d’encre sur film transparent = pas du tout opaque, les variations de signal sont trop faibles. Je l’imprime sur du papier blanc, collé sur film plastique pour rigidifier, puis découpé aux ciseaux : c’est mieux au niveau du signal, mais mes découpes sont imprécises et les différences de largeurs de bandes sont trop irrégulières pour permettre une détection fiable du sens de rotation. C’est en plus très fragile. Néanmoins, le principe est validé : les créneaux obtenus à l’oscillo étant bien identifiables lorsque la fabrication des encoches est correcte (voir photo 5).

codeur-papier

Photo 5 : Codeur « papier »

Je construis un modèle STL, en réduisant un peu la résolution pour faciliter la fabrication (10 séries de 3 encoches sur 360° au lieu de 16)  et l’imprime sur une RepRap… mais le plastique est trop translucide et je ne peux pas augmenter l’épaisseur sinon elle ne passera plus dans la fourche !! De plus la précision de la Reprap est trop limite, et les bords pas nets car les fils de PLA (le plastique utilisé) bavent un peu… les durées différentes sont difficilement identifiables (illustration 6).

Mauvais signal avec la roue en PLA

Illustration 6 : Mauvais signal avec la roue en PLA

Tant pis, je passe à l’imprimante 3D Z-builder (flashage de résine UV par un vidéo projecteur) à laquelle j’ai aussi accès (merci Gi-Nova, et merci Christofer !) et obtiens enfin un modèle suffisamment précis, rigide, opaque… (illustration 7) qui va permettre de mesurer vitesse et sens de rotation de mes moteurs (vitesses variant de -120 à +120 tr/min).

Roue en résine photosensible

Illustration 7 : Roue en résine photosensible

Et voici la roue codeuse sur le système final en cours d’assemblage… (photo 8).

Roue codeuse en place

Photo 8 : Roue codeuse en place

Pour la partie logiciel :

Afin de compter de manière fiable les fronts, j’ai opté pour l’utilisation d’interruptions, une qui compte les fronts montants et enregistre leurs dates, une autre pour les fronts descendants. Sur l’Arduino, le plus simple et fiable que j’ai trouvé est d’utiliser 2 entrées différentes pour cela (et comme entre temps j’ai investi dans un MEGA, cela ne me pose plus de gros soucis ;-) ). Le programme principal calcule alors la largeur (durée) des créneaux par différence de dates, conserve toujours les 3 derniers créneaux, et fait les calculs lorsque le créneau détecté est plus grand que les 2 précédents.

Pour être précis, notons ces durées (délai entre front montant et front descendant) dt1, dt2, dt3 dans l’ordre d’apparition. Nous venons de dire que au moment où nous faisons le calcul de vitesse et de sens dt3 est supérieur à dt1 et dt2. Alors si dt1<dt2, le sens de rotation est direct, mais si dt1>dt2, le sens de rotation est indirect. Dans le sens direct, la fréquence des fronts montants est à peu près régulière et permet de calculer assez précisément la vitesse angulaire de la roue codeuse (nombre de fronts montants comptés, ramené au temps passé depuis le dernier calcul). Dans le sens indirect ce sont les fronts descendants qui sont réguliers.

Voili-voila. Si vous avez besoin d’un capteur de vitesse vous donnant le sens de rotation : Do It Yourself !

Phil.

 

Mardi, avril 23 2013

Capteur optique de vitesse et sens de rotation (1)

Bonjour à tous. Aujourd’hui, je ne suis là que pour ce petit édito, car j’ai le plaisir d’accueillir mon premier invité sur ce blog, à savoir Philippe, qui va vous présenter un sujet très bien documenté, et qui j’en suis sûr vous sera utile !

Hello, voici mon premier article dans l’esprit « DIY », soyez indulgents svp  ;-)

Merci aussi à Eric de me prêter une petite place dans son blog :-)

Dans le cadre de la fabrication d’un système mécanique à plusieurs arbres (un train épicycloïdal pour être précis), j’avais besoin de mesurer les vitesses de rotation de chacun d’eux… en fait la vitesse ET le sens de rotation. N’ayant pas trouvé ailleurs de système équivalent à celui que j’ai mis au point, je me dis que cela vaut le coup de partager cette idée avec les bricoleurs intéressés.

  1. Première partie : du besoin à l’idée.

Parmi les capteurs de vitesse (souvent capteurs de mouvement incrémentaux pour ce type de mesure) on trouve diverses techniques, parmi lesquelles des technologies magnétiques (sur certains compteurs de vitesse pour vélos par exemple) ou des solutions optiques sur lesquelles nous allons nous concentrer dans la suite.

Une solution simple pour construire un capteur de vitesse est d’utiliser une fourche optique (LED d’un côté + photo-transistor de l’autre) dans laquelle on fait passer un disque ajouré. Avec une fourche simple de ce type, connectée sur une entrée numérique d’un microcontrôleur, il est possible de compter un nombre d’impulsions par seconde et donc une vitesse de rotation en fonction du nombre de rainures disposées sur le disque codeur. J’ai donc commencé par effectuer quelques tests sur la base d’un cadran translucide de bouton de potentiomètre sur lequel j’ai collé des adhésifs radialement pour simuler des rainures radiales (photo 1). Une petite fourche et son électronique d’alimentation (récupérée sur un capteur de fin de course de Reprap, merci Pierrot), et me voici à mesurer la vitesse d’un petit moto-réducteur DC en comptant les interruptions sur une carte Arduino UNO. Petit gag (mais ça marche très bien quand même) : j’ai bien placé mon adhésif sur les 10 chiffres noirs du cadran de potentiomètre, mais l’adhésif n’est pas complètement opaque, et on voit donc passer sur l’oscillo les chiffres qui masquent le faisceau lumineux  plus efficacement que le scotch orange !

Photo 1 :

Codeur optique

Codeur optique – premier test

Il est aussi possible avec cette technologie de déterminer le sens de rotation… à condition d’ajouter un 2e photo-transistor judicieusement placé à côté du premier. Le signal optique reçu par le 2e transistor étant décalé temporellement par rapport au premier, on obtient des signaux en quadrature dont le sens de déphasage permet de déterminer le sens de rotation. Voir l’excellent site de « Rémy Sonelec » pour plus d’explications sur ce type de codeur :

http://www.sonelec-musique.com/electronique_theorie_encodeur_optique.html

Et sachez que la plupart d’entre vous (sauf peut-être les plus jeunes) ont utilisé pendant des heures ce genre de capteur, puisqu’il a équipé la grande majorité des souris à boules pendant des années (Photo 2).

Photo 2 :

Souris a boule : 2 photo-transistors

Souris a boule : 2 photo-transistors

(source : http://fr.wikiversity.org/wiki/Capteur/Capteur_de_position )

Inconvénient de cette technique à deux transistors : il faut doubler le nombre de photo-transistors (eh oui). En outre, plus il y a de capteurs = plus il y a d’entrées utilisées sur le micro-contrôleur… Or je prévoyais pour mon application de mesurer les vitesses de 3 moteurs, de piloter un afficheur LCD, ainsi que quelques autres éléments consommateurs de ports… incompatible avec l’Arduino UNO L. D’où la recherche d’une solution nécessitant un seul photo-transistor pour avoir la vitesse ET le sens de rotation d’un codeur optique… Comment faire ?? Eh bien appliquer ce que l’on enseigne aux élèves ingénieurs concepteurs de produits innovants : la méthode TRIZ ! Pour ceux qui ne connaissent pas voici un point de départ : http://www.triz40.com

Au-delà des 40 principes et des matrices de contradiction, TRIZ est aussi un état d’esprit, une manière de réfléchir. J’avoue donc que je n’ai pas passé en revue tous les tableaux fournis dans la méthode. Je trouve intéressant d’essayer de vous expliquer le raisonnement…

Ne voulant pas me palucher tous les tableaux et principes de Triz, j’ai donc simplement essayé d’utiliser un principe de générique de la méthode : « regarder le problème autrement, à l’envers, en séparant ou regroupant des éléments, en inversant ou permutant des paramètres… ». Voici en synthèse a posteriori ce que cela peut donner :

Les capteurs à fourche existants (souris, etc.) utilisent la séparation spatiale des récepteurs, qui sont fixes (2 photo-transistors) pour générer une séparation temporelle de 2 signaux. Mais je ne veux pas utiliser 2 récepteurs différents : contradiction. Que pourrait-on inverser ou permuter dans ce schéma, que pourrait-on regarder autrement ? Utiliser une « séparation temporelle » plutôt que spatiale ? Cela voudrait dire quoi ?… 

Ne pas travailler du côté du récepteur, mais du côté de l’émetteur ? Mais l’émetteur, c’est quoi ? La LED qui est émet la lumière ? Non, ce n’est pas elle qui génère le signal proportionnel à la vitesse de rotation : c’est la roue rainurée. à La roue pourrait-elle générer une variation temporelle du signal ? Ca voudrait dire des signaux irréguliers ? Bof, que pourrais-je en déduire ? Ou des signaux réguliers mais de durées différentes ? Et alors ? Poursuivons quand même : peut-être donc si je ne faisais pas des rainures toutes identiques… une large, une étroite,  une large, une étroite ? Les durées de 2 créneaux successifs seraient différentes. On revient à une décomposition spatiale (variation de largeur des rainures) pour générer une séparation temporelle, mais cette fois sur la roue au lieu du transistor. Non cela ne marche pas, j’aurai une alternance de signaux court-long-court-long quel que soit le sens de rotation. Aucun intérêt… ne jamais abandonner J … poursuivons… si 2 largeurs de rainures ne suffisent pas, mettons-en 3 ! Oui… avec une succession de rainures de largeurs 1 ;2 ;3 ;1 ;2 ;3 ;1… qui génère des signaux de 3 durées différentes ordonnées de même, la permutation des trois valeurs deviendra « impaire » lorsque le sens de rotation va changer :  1 ;3 ;2 ;1 ;3 ;2 ;1 ;3 ;… Je crois que c’est gagné !! Il suffira de regarder dans quel ordre passent les créneaux de différentes largeurs.

Concrètement, ceci s’est traduit par quelques nuits de réflexion, et quelques « gribouillis » sur le tableau blanc des enfants…

Premier croquis

Premier croquis du codeur à sens

Dans le prochain article… la mise en oeuvre pratique.

 

 

Jeudi, avril 11 2013

DIY – Plante verte pour geek

Si vous êtes comme moi, c’est à dire que vous aimez bien les plantes vertes, mais que vous avez la fâcheuse tendance à les oublier, rassurez vous, il n’y a pas que les cactus qui sont fait pour vous. Il est tout à fait possible d’avoir une vraie plante, sans avoir à configurer un reminder pour penser à l’arroser ! (Astuce : ça marche aussi si vous avez la fâcheuse habitude de trop les arroser, ou tout ce que vous voulez qui fait que votre plante verte dépérit en moins d’une semaine)

La liste des courses

La liste des courses

Pour réaliser ce petit miracle, il vous faut un socle (ici à gauche, un morceau de plexiglas usiné avec une rainure qui va bien. Pratique mais pas obligatoire), une cloche en verre (après coups, celle là s’avère un peu petite), une plante verte pas trop capricieuse non plus et aimant bien les ambiances humides et/ou tropicales, et du silicone, pas obligatoire, mais c’est pour valider le concept.

Vous l’aurez deviné, l’idée est de reproduire le concept de l’écosphère, version plante verte. On met donc la plante verte (préalablement arrosée mais pas trop non plus) sous cloche, et on scelle le tout hermétiquement.
Le fonctionnement général est le suivant :
- en journée, la plante respire du co2 et produit de l’oxygène, et transpire de la vapeur d’eau.
- La vapeur d’eau se condense sur les parois, et est ré-absorbée par les racines
- La nuit, la plante consomme de l’oxygène et produit du CO2.

Pour les nutriments, c’est un peu la même idée : les poussent qui meurent sont décomposées et ré-assimilées pas la plante.

Pour ce qui est de la plante verte, je suis personnellement partis sur le genre Soleirolia : ça coûte pas cher, ça se trouve dans toutes les jardineries, et surtout les conseils de culture laissaient envisager de bons résultats : « Placez la plante à l’extérieur ou à l’intérieur dans une structure de type terrarium/paludarium avec beaucoup d’humidité atmosphérique pour une croissance optimale »Dernier avantage, elle rentrait dans ma cloche en verre qui s’est avérée être beaucoup plus petite en vrai que ce dont elle avais l’air sur les photos ;)
Sinon, pourquoi le silicone ? S’il n’est en rien obligatoire, il présente deux avantages majeurs : Il permet de soulever la plante par la cloche et non par par le socle, ce qui évite quelques petites déconvenues, et rend les échanges intérieur/extérieur impossibles. Je suis donc sûr que la condensation proviens bien de la plante, ainsi que l’atmosphère qui n’est pas perturbé par le milieu ambiant.

Une "ecosphère" terrestre

Une « ecosphère » terrestre

Pour la conclusion, je n’ai pas posté l’article tout de suite, histoire de vérifier que la chose survivait un peu…. et pour le moment, ça se passe plutôt bien, elle est sous cloche depuis le 22 mars. Record à battre : 53 ans

 

Lundi, février 25 2013

DIY – Bureau d’électronique sur mesure

Dans les premiers articles que j’écrivais sur ce blog, je vous présentais un labo mobile d’électronique, qui me permettait de tout concentrer dans une petite boite transportable, et surtout de tout replier après usage. Le temps passant, mon activité autour de l’électronique s’est faite de plus en plus marquée, et, logiquement, la place occupée a augmentée de manière exponentielle…. A tel point que le petit labo mobile n’était plus qu’une étagère d’un énorme fatras entassé plus ou moins comme je pouvais (comme me le faisait remarquer un ami, on le voyais même plus sous les fils !). Bref, le waf venait d’en prendre un sérieux coups !
J’ai donc commencé à regarder ce que je pouvais mettre en place comme solution de remplacement et rapidement j’ai constaté que les solutions du commerce ne me convenais pas : la surface au sol que je pouvais me permettre d’occuper était trop limitée pour pouvoir envisager des bureaux de type industriels, et seuls quelques meubles informatiques qui rentraient étaient des meubles d’angle assez mal foutus. Histoire de corser le tout, je ne désespère pas de déménager sous relativement court terme, il fallait donc que ce bureau soit facilement démontable (exit donc ikea et compagnie, il faut qu’il puisse se remonter ensuite !) et surtout qu’il soit modulable, de manière à l’adapter à un nouvel environnement où j’aurais logiquement plus d’espace.

J’étais tombé sur cet article il y a quelques temps, qui m’avais beaucoup inspiré, et j’avais envie de mettre ce concept en pratique, c’était là l’occasion revée.

Le matériel de base

Le matériel de base

Je suis donc partis sur l’idée de construire ce bureau en profilé aluminium. Ce type de montage combine plusieurs avantages : coût assez raisonnable (pour le profilé en tous cas), solidité de la structure, les rainures dans le profilé alu me donnent plein d’idées, démontable et remontable sans soucis, et modulable à l’infini.
Coté équipement, pas besoin d’énormément d’outillage : des profilés alu de 20mm (comme ceux utilisé sur les reprap Prism), des équerres, des écrous, les vis qui vont bien, et une clé BTR. Au passage, comme on peut le voir ci-dessus, j’ai utilisé des écrous un peu spéciaux : ils sont équipés d’une petite bille poussée par un ressort. L’avantage, c’est qu’on peu enquiller l’écrou dans un profilé mis à la verticale, il ne bougera pas, mais on peut le faire glisser simplement pour l’emmener là où l’on veux. Son inconvénient, pas contre, c’est son prix : les écrous à eux seuls représentent quasiment la moitié du coût du bureau :( Bref, si vous voulez une solutions low-cost, vous savez où économiser (mais si vous aimez pas vous prendre la tête, n’hésitez pas, ils sont pour vous)

Vue d'ensemble du bureau

Vue d’ensemble du bureau

Quelques heures de montage plus tard, le bureau est fonctionnel. Le plateau a été usiné à la fraiseuse CNC, avec des emplacements pour les montants, et des trous fraisés pour les vis de fixation, de manière a ne pas avoir de tête de vis qui dépassent (Merci à l’équipe de Ginova pour le coups de main :) )

Après cette présentation rapide, passons directement aux petits bonus !

Support aimanté pour tournevis

Support aimanté pour tournevis

Sur mon labo mobile, un des trucs que je trouvais vraiment pratique, c’était les aimants pour fixer mes tournevis. Je tenais absolument à retrouver ça sur ce bureau, j’ai donc créé une petite pièce en PLA dans laquelle vient se sertir un aimant. La pièce viens s’emmancher dans la rainure du profilé, et peut donc coulisser sur toute la longueur, de manière à ne pas gêner en étant au mauvais endroit au mauvais moment.

Boite de rangement

Boite de rangement

Deuxième bonus : des boîtes de rangement qui s’enfichent dans les profilés. Je peut les positionner où je veux sur la structure, et les faire glisser au besoin. Ca me permet de faire des rangements par type d’activité (CMS, général, etc…) et de ne placer devant moi que celle(s) qui est utile. Ca, je me suis vite rendu compte que ça allais me changer la vie :)
Accessoirement, ça me permet aussi, lors d’un démontage, d’y placer toutes les petites vis et de les retrouver ensuite…

La tablette et les boites de rangement

La tablette et les boites de rangement

Sur la photo du dessus, on peut voir les boites positionnées en mode « rangé », quand je les utilises, elles sont placées face à moi.
Le dernier bonus, c’est la tablette, qui me permet d’afficher les datasheets des composants où les schémas sans avoir besoin de trouver un moyen de caler mon portable à coté du bureau (il prend vraiment trop de place sur le bureau). J’ai prévu de lui réaliser un bras pliant, mais ça sera pour dans un second temps.

Les fichiers STL de mes boites et supports d’aimants :
tarBoite_composants_1.3.STL

 

tarSupport_aimant.STL

 

 

Mercredi, janvier 16 2013

DIY – Fromage maison

Eh oui, c’est une nouvelle expérience culinaire que je vous présente aujourd’hui. Toujours un peu sur le thème conservation des aliments, cette fois ci il s’agit de conserver du lait, sous une forme plus digeste parait-il, et surtout meilleure (mais c’est mon avis ;) )
Niveau ingrédient, la liste est assez basique : Du lait, de la présure et du gros sel.

Lait cru entier

Lait cru entier

Bon, concernant le lait, j’ai trouvé des infos contradictoires sur le net, comme quoi il fallait du pasteurisé ou non… Sans parvenir à me faire un avis tranché. J’ai donc fait ce premier test avec du lait cru non pasteurisé, ce qui me paraissait offrir de plus de chances de succès (et d’intoxication aussi ;) ). La prochaine fois, je fait un essai avec du lait pasteurisé pour voir s’il y a une différence. Par contre, prenez du lait entier, pas écrémé !
La présure se trouve facilement en pharmacie, j’ai payé mon petit tube 6€ (ce qui est assez cher je trouve), mais comme on n’en utilise que 3 gouttes pour 1 litre de lait, ça risque de me durer une vie et demi cette histoire ! Pour ceux qui auraient du mal à en trouver, à priori on peut utiliser du jus de citron (pas essayé), ou du vinaigre.

Première étape : faire « cailler » le lait, ce qui va agglomérer les caséine (protéines) du lait, et évacuer une grande partie de l’eau contenue dans le lait (le lactosérum). Pour ce faire, il faut tout d’abord chauffer le lait, pour l’emmener aux alentours des 30° (et si possible maintenir ensuite cette température en déposant le récipient à coté d’un radiateur par exemple). Une fois tiède, ajoutez 3 gouttes de présure, et… c’est tout, vous n’avez plus qu’à attendre. Le temps de prise dépendra fortement de la température, chez moi, ça a mis bien 24h pour avoir quelque chose d’exploitable (en fait, j’aurais du laisser encore un peu je pense). Petite remarque au sujet de la propreté à ce stade : faites particulièrement attention à l’hygienne (mains lavés, plats propres, etc…), le lait tiède est un bon bouillon de culture potentiel.

Une fois votre caillé bien pris, prélevez en un morceau, la taille dépendant du type de fromage que vous envisagez ensuite. Il faut savoir que le fromage va pas mal réduire, et que partant sur l’objectif de faire un fromage type camembert, je me suis rendu compte qu’un litre de lait était un peu juste.

Le lait caillé

Le lait caillé

Mettez un linge propre dans une passoire et versez votre caillé dedans. Vous remarquerez que j’ai oublié le linge, ce qui rendra le démoulage très compliqué, pour ne pas dire impossible en un seul morceau ;) En effet, le fromage va « prendre » autour des trous de la passoire, et rester attaché comme un morpion à son poil ;)
Placez une assiette sous la passoire, tout le lactosérum restant va s’évacuer.
Une fois sec, vous pourrez normalement le retourner sans tout casser, afin de bien faire sécher les 2 cotés.

Le fromage version tome fraiche

Le fromage version tome fraiche

C’est à ce stade que vous pourrez le mouler si vous avez un moule qui s’y prette (ce qui n’était pas mon cas, les assiettes à bébé font de très mauvais moules ;) ). N’attendez pas qu’il soit trop sec pour ça, il faut qu’il soit encore un peu mou (genre saint marcellin si vous connaissez, kiri sinon)

Voilà, vous pouvez maintenant laisser sécher votre fromage, en l’essuyant si des moisissures se développent dessus. Si vous voulez le doter d’un croûte, comme pour le camembert, ou les gruyères, il faut le frotter quotidiennement avec du sel, et le retourner tous les jours…. Mais mon expérience s’arrête là pour cette fois !
En effet, bien que je voulais tester le fromage à croûte, mes quelques erreurs de débutant on fait que le résultat ne permet pas de continuer l’expérience jusque là :

mon premier résultat

mon premier résultat

En séchant, mon fromage qui n’avais pas été correctement moulé (ni pressé) s’est petit à petit fissuré, pour finir par complètement s’émietter. Au niveau texture, ça donne quelque chose d’assez proche de la fêta grecque… D’ailleurs au goût aussi !

Pour résumer, on dira qu’il s’agit d’un succès mitigé : j’ai bien un fromage, il est bien mangeable (et même pas mauvais, en fait), mais assez éloigné de ce que je voulais obtenir…. Prochain essai pour bientôt !

 

Vendredi, novembre 9 2012

DIY – Moteur magnétohydrodynamique

Ok, le terme est un peu barbare. Mais derrière ce nom se cache un système de propulsion sympa et relativement simple à expérimenter. Wikipedia nous explique que le fonctionnement est sensiblement identique à un moteur classique, à la différence près qu’on remplace la bobine par un fluide.
Concrètement, on fait passer un courant électrique dans un fluide (par exemple de l’eau salée),  ce qui va la « polariser », elle est ensuite attirée par des aimants permanents (ou des solenoids, ça marche aussi) situés un peu plus loin. Ce type de moteur a donc pour principal avantage de n’avoir aucune pièce mobile, donc peu de maintenance et bonne furtivité (Ceux qui ont vu à la poursuite d’octobre rouge se souviennent de la fameuse chenille)
Cela dit, une image (‘fin une vidéo plutôt) valant mieux qu’un long discours, voici un petit prototype maison. Il est constitué d’un support en plastique, sur lequel j’ai collé 2 rails en aluminium. Deux aimants permanents sont collés (leur simple attraction suffit) au dessus et au dessous des rails. Chaque rail est connecté à un pôle de l’alimentation, 12v, 3A maximum (je n’ai pas mesuré la consommation pendant le fonctionnement)


media

Là où ça peut devenir vraiment intéressant, c’est que ça ne marche pas qu’avec de l’eau, mais avec tout fluide… Ce qui inclue les plasmas, et rend donc ce type de moteurs utilisables en propulsion spatiale.

Essai de MHD à plasma

Bon, sur la photo du dessus, ça se voit pas bien, il aurais mieux valu une vidéo, mais l’arc électrique est bien « soufflé » :) J’essaye maintenant de générer des plasmas un peu plus conséquents histoire d’améliorer un peu le résultat, mais j’ai pour l’instant quelques petits problèmes de puissance… (bientôt réglés grâce à Baptiste et son transfo:) )

Lundi, octobre 8 2012

DIY – Lifter ou ionocraft

Ca fait partis de ces trucs que vous voyez traîner sur youtube, en général agrémenté d’histoires de soucoupes volantes et autres joyeusetés.
Promis, je vous épargnerais ça, je voulais juste voir ce « truc » marcher de mes propres yeux.
Bon, désolé, mais au final j’ai pas vraiment de photos de la construction à proprement parler, c’est pourtant pas faute de l’avoir reconstruit 4 fois avant de le faire voler pour de bon.
Ceci dit, c’est vraiment bien documenté sur le net, je vous met le lien vers le site de JL Naudin, qui explique bien comment construire le modèle que j’ai réalisé.

Pour compléter les explications et schémas donnés en exemple, j’ai utilisé du fil d’aluminium non émaillé (un fil multibrin dénudé) pour réaliser l’électrode fine. J’ai également soudé un morceau de ce fil au papier d’aluminium, pour le relier au second pôle.
Notez que je parle de pôle, mais pas d’anode et de cathode. En effet, je me suis rendu compte que le sens de branchement n’influait pas sur le résultat obtenu.

Lifter en fonctionnement

Lifter en fonctionnement

Bon, ne me demandez pas comment ça marche, à priori les avis divergent pas mal. Vous trouverez déjà pas mal d’infos sur wikipedia. Certains pensent à un simple effet « vent ionique », d’autres à des choses plus mystérieuses. Suite à ma dernière expérience que je vous présenterais bientôt, je pencherais plus pour le simple vent ionique, mais si quelqu’un a une cloche a vide assez grande, je suis preneur pour expérimenter ça dans un vide poussé :)

Plus sérieusement, cette expérience parait simple, mais elle m’aura donné pas mal de fil à retordre, et il m’aura fallu pas moins de 4 lifters avant d’en faire décoller un. Voici donc quelques pistes qui pourront sans doute vous faire gagner un peu de temps ;) :
- La poussée est faible, très faible. Il faut donc que l’engin soit le plus léger possible. les premières versions que j’avais construites utilisaient du balsa de 3mm au lieu de 1.5, ça suffit à faire une différence.
- Il faut bien ajuster la hauteur du fil en tenant compte de la tension que vous allez utiliser. Je n’ai jamais réussi à faire voler le mien aux tensions indiquées, mais seulement aux alentours de 40~50Kv, j’ai donc dû éloigner l’électrode d’un bon centimètre pour que ça n’arc pas.
- Éliminez bien toutes les pointes d’alu dans les angles, sinon arc garanti. D’ailleurs, si ça a arqué et noirci un peu le balsa, grattez ou construisez en un autre : la couche de carbone déposée est conductrice, ça ne va qu’empirer. (Mes deux premiers lifters sont partis en fumée à cause de ça)
- Enfin, le truc qui m’aura fait perdre le plus de temps : le résultat dépend énormément du matériau sur lequel vous allez le poser. En effet, ma dernière version qui volait très bien chez moi refusait catégoriquement de décoller lors d’une démo sur une table en mélaminé. Après avoir cherché toutes les causes, j’ai fini par souffler dessus et il a décollé comme par magie, il restait sckotché à la table à cause de l’électricité statique. J’ai essayé sur une planche de contreplaqué, c’est mieux mais encore moyen (tous les côtés ne se soulèvent pas), sur une plaque d’alu idem, sauf qu’en plus ça arc avec la plaque d’alu. Il faudrait essayer sur différents plastiques. Finalement, c’est sur ma table (pin vernis) que j’aurais eu les plus beaux résultats, sans aucune aide à fournir.

Allez, pour finir, une petite vidéo de l’engin en action :


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