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Samedi, septembre 3 2011

Ajout d’une liaison sans fil Xbee 802.15.4 sur une station météo La crosse Technology WS2305

Il y a 3 ans, j’avais branché ma station météo d’abord sur une Fonera, puis ensuite sur un routeur Netgear WL500 afin d’envoyer les données météo sur un serveur. Ce montage très simple a été remis en cause par une panne « définitive » du routeur et par l’utilisation de la Fonera sur un autre projet. De plus il y avait quelques inconvénients: la consommation électrique du routeur et la présence d’un transformateur, le câble série…

p30_lcf_72dpi_ws2305bla_alu.jpg

Souhaitant à nouveau brancher ma station sur internet, j’ai décidé de  changer de stratégie. Etant donné que je dispose d’un mini PC sous XBMC qui me sert de magnétoscope numérique, j’ai préféré envoyer les données météo sur ce PC. Il me fallait donc une liaison sans fil entre le PC et la station météo qui soit bi directionnelle et qui supporte la distance entre les 2 équipements.

J’ai à ma disposition 2 modules Xbee Pro 802.15.4 permettant le transport d’une liaison série TTL sur la bande des 2.4GHz.

Comme détaillé dans le précédent article sur la liaison avec la Fonera,  il faut localiser à l’aide d’un oscilloscope les signaux TTL de la liaison série de la station. La sortie sur le côté étant à la norme RS232, elle ne convient pas, il faut trouver les signaux en amont du convertisseur RS232 formé ici par des transistors.

IMG_1152_800x600.jpgOn localise sur la carte mère de la station météo 4 points: une masse (GND), une source de courant d’environ 3v (Vcc), le signal Tx et le signal Rx.

Les fils sont ensuite reliés à la carte supportant le module Xbee:

  • Xbee Vcc <-> WS2305 3v
  • Xbee GND <->  WS2305 GND
  • Xbee Tx <-> WS2305 Rx
  • Xbee Rx <-> WS2305  Tx

Le module Xbee normalement alimenté en 3.3v sera ici alimenté en 3.02 V, seule tension disponible sur la carte en dehors des 6v du bloc d’alim.

La carte mère de la station peut maintenant être réinstallée dans son boitier. Le module Xbee est relié par des fils d’une dizaine de centimètres, ce qui permettra de lui trouver une place dans la station.

Le seul emplacement disponible et accessible facilement pour y placer le module c’est le compartiment des piles. Celui-ci n’étant pas utilisé lorsque la station est alimentée par le secteur, le logement est un candidat parfait. La carte d’accueil du module Xbee est collée avec de la colle à chaud au fond du compartiment.

Le module Xbee nécessite juste de plier délicatement l’antenne pour pourvoir refermer le compartiment des piles.

Voilà pour la station météo. Côté PC, nous utilisons un autre module Xbee sur une carte fille (Xbee Explorer chez Sparkfun ) disposant d’un port USB.

Le module est alors vu comme un convertisseur USB / Série FTDI.

usb 4-5: FTDI USB Serial Device converter now attached to ttyUSB0

Afin de permettre aux deux modules de communiquer, il faut configurer quelques paramètres:

  • Les adresses des modules.
  • La puissance du signal.
  • La vitesse du port série.

La configuration se fait sous windows ( :-( ) à l’aide de l’utilitaire X-CTU.

Il faut d’abord régler les adresses des modules.

On paramétrera « Destination Address Low » à 1 pour le module de la station et « 16 bits source Address » à 2. Sur le module de réception du PC, il faut faire l’inverse c’est à dire « Destination Address Low » à 2  et « 16 bits source Address » à 1.

Les deux modules peuvent alors communiquer entre eux. On peut aussi utiliser une adresse de broadcast mais je n’en voie pas l’intérêt ici.

Ensuite il faut définir la puissance « Power Level » au maximum ( 4 ) ou non suivant vos besoins, ainsi que la vitesse du port série, identique à celle de la station météo (2400 Bps)

Nous avons terminé pour la partie électronique.

Côté logiciel, on va utiliser Open2300, un ensemble d’outils pour récupérer les données en provenance de la station. Il suffira de compiler les sources avec un simple « Make ». Si vous souhaitez stocker vos données dans Mysql, il faudra aussi faire un « Make mysql2300″ pour générer l’utilitaire mysql2300.

Si comme moi vous n’utilisez pas l’anémomètre, il vaut mieux patcher les sources à l’aide du fichier suivant: delay.patch afin de réduire le temps de récupération des données.

 

gzip -d delay.patch
cat delay.patch | patch -p1

Pensez aussi à paramétrer le fichier open2300.conf comme il se doit.

Lancé dans la crontab par exemple, cet utilitaire permettra de transmettre les données de la station sur un serveur Mysql. Un petit script perl pourra ensuite grapher les données à l’aide de RRDTools: graph.pl
Quelques lignes d’ HTML et l’on peut facilement mettre ces données en ligne

Dimanche, août 14 2011

Fabriquer un lecteur de carte MicroSD pour Arduino

Pour mon projet de datalogger, il me fallait un lecteur de cartes SD ou MicroSD. N’en ayant pas sous la main, j’en ai fabriqué un à partir d’un adaptateur SD / MicroSD. Il y a plusieurs avantages à cela:

  • l’encombrement très réduit.
  • Le coût dérisoire ( < 10 € avec la carte MicroSD ).
  • la simplicité.
Attention, la tension d’alimentation et des différents signaux est en 3.3v. Ne le branchez surtout pas sur un arduino 5V sans utiliser des résistances pour réduire la tension à 3.3v !
Le projet nécessite seulement des barettes sécables males, droites ou coudées ainsi qu’un adaptateur de cartes MicroSD.
Il suffit ensuite de souder la barettes sur les contacts cuivrés de l’adaptateur.
Voilà, votre lecteur de carte est prêt à être embarqué ! Temps de réalisation: 5 min :-)

Samedi, juillet 16 2011

Projet DataLogger pour vélo

Encore un projet dans les cartons. Concevoir un petit enregistreur me permettant de stocker sur une carte SD plusieurs paramètres lorsque je fais des sorties à vélo. Je souhaiterai enregistrer:

  • La date / heure
  • La position GPS
  • La vitesse
  • Le cap
  • la cadence de pédalage
  • l’accélération X Y et Z
  • la température
  • Le rythme cardiaque
L’ensemble des données sont récupérées / calculées par un Atmega 328 embarquant du code Arduino. Les données sont ensuite enregistrées sur carte SD et présentées en temps réel sur l’écran.

Voilà un schéma de principe du système. 

Jeudi, mai 19 2011

Hacking d'un écran à Led de DealExtreme

Led matrix

Je reviens à la charge avec un joujou récupéré sur le site http://www.dealextreme.com/ avec, cette fois ci, non pas un régulateur à découpage pas chèr mais un afficheur à led pas chér (~ 8€) vendu sous l'appelation « Programmable Scrolling LED Name/Message/Advertising Tag Card Badge », intéressant, la description de l'article nous apprend également qu'il possède une connection USB, chouette, je le vois parfaitement bien sur la face avant de mon serveur pour indiquer des infos comme la charge du système, l'espace disque restant, etc...

Omar m'a hacker

Malheureusement, déception : la connectique USB est propriétaire et bien évidemment, le cable n'est pas fourni, l'envie m'est alors rapidement venue d'ouvrir la bête pour y souder un connecteur standard et là, ce fût la seconde mauvaise surprise, la prise n'est reliée à ... rien. Alors, bien évidemment, on peut programmer cet écran à l'aide des boutons situés sur son dos mais ce n'est franchement pas pratique pour en faire quelque chose d'automatisé...

L'écran est piloté par un unique micro-controleur d'Atmel, un AtMega88, de la même famille que les Arduino, il est donc assez aisé de développer un micro-logiciel libre.

J'ai donc fait une petite séance de reverse engineering, ingénierie inverse en bon français afin de comprendre comment fonctionnait cet écran et j'ai ensuite développer un micro-logiciel de remplacement permettant de piloter l'écran facilement directement avec une interface série.

Dans la vidéo ci-dessous, l'écran est simplement relié à l'ordi par le biais d'un convertisseur série / USB 3V, on y voit un des 2 modes de pilotage de l'écran en action qui permet à l'aide de menu de venir le paramétrer simplement, un autre mode est aussi disponible et est parfaitement adapté à la commande automatisée par le biais de script bash ou autre...

Vous trouverez TOUT en détail sur le fonctionnement de cet écran sur le lien suivant LedMatrix hacking sur le wiki, voici le sommaire de cette page :

LedMatrix hacking
    Introduction
    Ouverture du boitier
    Comment ça marche ?
        Vue globale
        Le coeur
        Interface de programmation
        L'interface USB
        La gestion des boutons
        La matrice de LED
        Accès à la mémoire EEPROM externe
    Ajoutons une connection série
        Vous voulez piloter le montage directement depuis un module USB          
        Si vous possédez déjà une connection série RS232
    Le micro-logiciel libre
        Mode interactif
        Mode non interactif

Cet article est également paru sur :

Logo Made in fr

Vendredi, mai 6 2011

Fabriquer un sniffer série compatible 3V / 5V

Lors du développement d'interface série, il est toujours utile de savoir qui dit quoi, qu'envoi l'hôte à l'esclave, qu'envoi l'esclave à l'hôte, ça se fait très bien avec 2 interfaces séries mais encore faut-il en avoir 2, pour des signaux compatibles RS232 fluctuant entre -12V et +12V, pas de souci avec l'aide de 2 diodes comme dans le schéma ci-dessous, par contre, cela se corse lorsque les signaux sont à des niveaux TTL, voir en 3V.

rs232 sniffer (image de Embedded Freaks)

Mes essais avec des diodes rapides n'ont rien donné pour des tensions de 3 ou 5V, j'ai donc cherché une autre méthode pour coupler les lignes RX et TX, j'ai alors fouillé dans mes tiroirs et ai fini par dégoter un CD4001 (une quadruple porte NOR) qui attendait son tour, mais rien n'y a fait, cette série est bien trop lente, il me fallait du HEF, appel des réparateurs du coin, rien, passage express chez un pote, non plus, que des CD40XX, enfin, mon salut à été mon ancien lycée qui a pu me fournir un HEF4001 (fin de la paranthèse, « aventure pour un CMOS ») et là, aucun souci, la porte est suffisamment rapide, cela fonctionne parfaitement bien !

Voici le schéma de principe :

Rs232 sniffer Cmos

On oublie pas d'alimenter le CI et ça roule, on connecte les entrées RX et TX sur les lignes de données à sniffer et on retrouvera en sortie le mix des 2 permettant ainsi de voir les commandes envoyées par l'un et l'autre dans le bon ordre, rien de tel pour débugguer tranquillement... Notez que j'ai utilisé une quadruple porte NOR mais vous pouvez bien sûr utiliser n'importe quelle portes combinées ensemble du moment qu'au final, votre montage réalise bien une fonction OU, le mieux étant de se procurer un HEF4071 (quadruple porte OU) et éventuellement utilisé les portes restantes en buffer.

rs232 sniffer montage

Utilisé conjointement avec un Bus Pirate, on connecte l'alimentation du CMOS sur les broches GND et +5V du Bus Pirate, on active la ligne +5V (commande W), puis on branche la sortie de notre montage sur l'entrée RX (MISO), on entre dans le mode UART, on configure le tout, vitesse, etc...on bascule en mode « Live UART Monitor » et voilà, vous verrez alors défilez toutes les données circulant dans les lignes RX et TX de votre liaison série...

Rs232 sniffer Bus Pirate

Samedi, avril 23 2011

Régulateur à découpage à très faible coût

On utilise un peu partout les régulateurs de tension à découpage, ils permettent d'obtenir un rendement largement meilleur que les traditionnels régulateurs comme la célèbre série des 78xx qui se contentent de dissiper l'énergie sous forme de chaleur (à découvrir les régulateurs de tension de chez Mornsun qui nous annonce des rendements de plus de 96% compatible broche à broche avec les 78xx...)...

Créer une alimentation à découpage n'est pas vraiment ce qui se fait de plus simple, difficulté pour placer les composants, pour calculer les bonnes valeurs, pour trouver des composants de bonnes qualités (self, condos avec faible ESR...)
Tous ces points pris en considération, il devient intéressant de se procurer directement des alimentations toutes faites mais il faut alors payer chèr, trop chèr SAUF si on hack détourne l'utilisation originale d'un produit abordable comme on en trouve beaucoup sur internet, comme par exemple, cet adaptateur allume cigare / USB 1A pour moins de 1,5€ : Car Cigarette Powered 1000mA USB Adapter/Charger - Black (DC 12V)

sku_40470_1_small.jpg

Une attente d'1 mois après la commande et j'ai reçu quelques exemplaires de ces adaptateurs, peu de temps après, ils exhibaient leurs entrailles : sku_c2626c86f5304d2acb62b2708364c757.media.400x267.jpg

Les mesures ont révélées un rendement proche de 75%, ce qui est honorable pour le prix, le circuit utilisé, un XL1509 en version ajustable, permet en changeant 2 résistances de faire varier la tension de sortie, que demander de plus ?

Voici la page sur le wiki oû vous trouverez toutes les mesures et détails : Régulateur à découpage pas chèr

Mercredi, avril 6 2011

Etiquette électronique, partie 1

Aujourd’hui nous allons nous pencher sur un petit bidule électronique qui ne demande qu’à se faire ouvrir en deux pour révéler ses entrailles. Voici le client:C’est un « pricer », une étiquette électronique comme on trouve partout désormais. Pour vous en procurer un: démerdez-vous, je ne vais pas vous faire un dessin non plus! N’allez pas en piquer dans un magasin non plus, mais si on réfléchit c’est assez facile d’en trouver un…

Première partie: comment ça fonctionne. Tout ce qui suit est basé sur des documents glanés ici et là sur le site du fabricant (tapez « pricer » sur google), mais en gros ces étiquettes électroniques sont contrôlées par IR, à distance donc. D’après ce que j’ai compris de la démo du commercial neurasthénique de chez Pricer, une interface Web couplée à une grappe d’émetteurs IR permet de mettre à jour les étiquettes à distance, instantanément et de façon groupée à partir d’un unique poste de contrôle. C’est réellement intéressant comme système!

Au niveau de l’aspect extérieur, nous avons en façade un écran LCD, un capteur IR sur la droite. Derrière on aperçoit 3 piles 2023 3V…ca peut toujours servir!

Maintenant, les entrailles. Ca y est, vous avez votre Pricer? Alors le TP d’aujourd’hui va consister à ouvrir le boîtier pour vois comment hacker le tout. Perso j’y suis allé au Dremel, car je n’ai pas l’impression qu’il soit possible d’ouvrir le boîtier sans y aller comme une brute. Allez-y doucement, c’est pas fait pour être ouvert alors ca risque d’être un peu tendu!

Une fois ouvert, voici ce qui reste:


Rien ne vous choque à cet instant?

non?

Pourtant l’écran est toujours allumé, alors que les piles ont été enlevées! Intéressant, non? Ca s’explique simplement par le fait que cet écran est en fait un e-paper, ses pixels sont en fait de petites billes blanches d’un côté, noires de l’autre, que l’on fait pivoter électriquement. De ce fait, les pixels gardent leur étant même lorsqu’on coupe le jus. Excellent choix, avec 3 piles bouton on peut du coup obtenir une longévité hors du commun, car cet écran ne consomme de l’énergie que lorsque l’on change l’affichage!

Passons à la suite, examinons le circuit:

Ahah, voilà qui est intéressant! Trois puces, dont une noyée dans la résine. Rien à faire pour celle-là, concentrons-nous sur les deux autres. Si vous dégainez votre loupe, vous verrez que la première est un ATMEL ATMEGA16L, la seconde un ATMEL952 25128AN.

Deux recherches sur google et deux datasheets plus tard (ici et ici), voici ce qu’on peut apprendre:
- la première (le 16L) est un micro-contrôleur, de la même famille que ceux présents sur les Arduinos
- la seconde (la 25128) est une EEPROM de 128k contrôlable par SPI.

Que du bonheur tout ca! Et si nous allions voir ce qu’elle contient cette EEPROM? Jetons un coup d’oeil à la datasheet:

Notre puce est un 8-lead SOIC (8-lead pour 8 pattes, SOIC pour Small Outline Integrated Circuit). Maintenant le détail des pattes:
- /CS: Chip Select. Si cette entrée est à 0, alors la puce est sélectionnée. Ceci permet d’utiliser plusieurs puces de mémoire. Pour de plus amples explications: Wikipedia, page sur le SPI.
- SO: Serial Out, là où vont sortir les données
- /WP: Write Protect, pour mettre la puce en lecture-seule
- GND: la masse
- SI: Serial Input, là où l’on va injecter les données
- SCK: l’horloge du SPI. Là encore -> Wikipedia.
- /HOLD: pour suspendre les communications.
- VCC: +5V.

Maintenant, dégainez votre meilleur ami, l’Arduino.

Après quelques recherches, j’ai trouvé cette page où est expliqué en détail comment communiquer avec une EEPROM SPI et, suprême coup de bol, tout est expliqué en détail, même le code à envoyer à l’arduino. On gagne du temps! Pour plus de détails, rendez-vous à la page 11 de la datasheet où se trouvent les datagrammes permettant de lire/écrire la mémoire. En gros on bascule /CS, on envoie l’instruction (READ ou WRITE), l’adresse, puis on lis/écrit les données. Pratique, la puce continue à envoyer des données (en mode LECTURE) ou à attendre de nouvelles données tant qu’on n’a pas rebasculé /CS. Même pas besoin d’incrémenter l’adresse!

Enfin bon, c’est beau tout ca, mais va falloir y accéder à la puce, non?!

C’est là qu’on dégaine notre deuxième meilleur pote, le fer à souder. Je recommande vivement la troisième main, sans quoi vous allez vous arracher les cheveux. Utilisez aussi du fil mono-brin, c’est beaucoup plus facile à mettre en place.

On connecte le tout à l’arduino:

Et hop, il n’y à plus qu’à prier!

J’ai un peu modifié le code donné sur le site Arduino pour:
- ne pas écrire par dessus les données qu’on veut lire, bordel de merde!
- mettre les données lues en forme

Ca donne ca:

#define DATAOUT 11//MOSI
#define DATAIN  12//MISO
#define SPICLOCK  13//sck
#define SLAVESELECT 10//ss

//opcodes
#define WREN  6
#define WRDI  4
#define RDSR  5
#define WRSR  1
#define READ  3
#define WRITE 2

byte eeprom_output_data;
byte eeprom_input_data=0;
byte clr;
int address=0;

char spi_transfer(volatile char data) {
 SPDR = data;                    // Start the transmission
 while (!(SPSR & (1< return SPDR;   // return the received byte
}

void setup() {
 Serial.begin(9600);

 pinMode(DATAOUT, OUTPUT);
 pinMode(DATAIN, INPUT);
 pinMode(SPICLOCK,OUTPUT);
 pinMode(SLAVESELECT,OUTPUT);
 digitalWrite(SLAVESELECT,HIGH); //disable device
}

byte read_eeprom(int EEPROM_address) {
 //READ EEPROM
 int data;
 digitalWrite(SLAVESELECT,LOW);
 spi_transfer(READ); //transmit read opcode
 spi_transfer((char)(EEPROM_address>>8));   //send MSByte address first
 spi_transfer((char)(EEPROM_address));      //send LSByte address
 data = spi_transfer(0xFF); //get data byte
 digitalWrite(SLAVESELECT,HIGH); //release chip, signal end transfer
 return data;
}

void loop() {
 eeprom_output_data = read_eeprom(address);
 //Serial.print("At 0x");
 //Serial.print(address, HEX);
 //Serial.print(" = ");
 Serial.print("0x");
 Serial.print(eeprom_output_data,HEX);
 address++;
 //when finished dump, enter infinite loop
 if (address == 0x4000) {
 Serial.println("};");
 while(1);
 }
 Serial.print(", ");
 if (!(address%20)) Serial.println("");
 //delay(50); //pause for readability
}

Si tout fonctionne bien:
Petite précision: la valeur 0×4000 correspond à la taille de notre EEPROM, soit 128ko.

Voilà, c’est terminé pour cette première partie. Dans la suivante si tout se passe bien (comprendre: « si j’y arrive! »), nous verrons comment est structuré le contenu de cette petite ROM, comment le modifier etc…

Jeudi, mars 17 2011

EeePC et Ecran Tactile

Ce soir, je vais vous montrer comment ajouter un écran tactile pour moins de 50€ à votre précieux. Ce peut être un EeePC ou un autre portable ou même un écran LCD, les possibilités sont infinies. Le seul défi c’est:
- de pouvoir démonter entièrement le boîtier de son ordinateur. Et quand je dis entièrement, vous allez vois que je suis sérieux d’ici peu!
- d’avoir assez de place dans le boîtier pour y loger le contrôleur. C’est une petite carte électronique de 52*23mm, épaisse d’un peu moins de 5mm. Dans un EeePC 1000H, ça passe très largement, comme vous le verrez.

En gros, si vous vous sentez capable de démonter votre machine sans rien casser, et bien allons-y!

Le kit:
J’ai acheté le mien sur eBay, ici: Visual Touch World. Pour l’Europe, comptez entre deux et 4 semaines pour recevoir votre précieux. Ils ont beaucoup de modèles différents, quel que soit votre écran vous devriez trouver votre bonheur.

Une fois commandé, vous devriez donc recevoir une jolie boite noire avec ceci dedans:

A gauche le contrôleur. Ce n’est ni plus ni moins qu’un petit hub USB amélioré. Il est livré avec un morceau de ruban adhésif cuivré, dont je ne me suis pas servi. Au centre le panneau tactile encore protégé et, au dessus, un petit outil en plastique dont vous aurez besoin pour accéder à la dalle LCD.

Avant tout, je vous recommande de vous organiser pour ne pas perdre/mélanger les vis que vous allez retirer. Y’en a un paquet, alors soyez ordonnés. Ma méthode:

Maintenant on va commencer le démontage. Une fois la batterie enlevée et le câble d’alimentation enlevé lui aussi, il va falloir ouvrir la trappe d’accès au disque dur/RAM/carte WiFi:

Attention à ne pas perdre la petite rondelle en plastique sur chacune des vis de la trappe:

Une fois la trappe enlevée, vous trouverez le disque dur, la carte Wifi et ses deux antennes ainsi que le module de RAM. Enlevez les vis des deux premiers, et sortez délicatement le module de RAM. Les antennes doivent partir sans trop forcer.

Une fois le tout enlevé, on va commencer à ouvrir le boîtier. Enlevez les vis suivantes:

Maintenant on va enlever le clavier. Il va falloir être délicat pour ne rien abîmer. Utilisez un outil plat et fin, en plastique si possible. Il y a quatre tenons:

Soulevez doucement le clavier, vous devriez trouver son connecteur. Pour le déconnecter, poussez la partie noire délicatement de chaque côté. Attention à ne pas griffer la carte-mère si vous utilisez un outil, ceci pourrait rendre votre ordinateur complètement inutilisable!

Enlevez les vis en présence:

Enlevez le second connecteur (touchpad):

Puis le connecteur du ventilateur et des touches de raccourci (celles au dessus du clavier):

Vous pouvez maintenant ouvrir le boitier en enlevant la partie du dessus (celle qui reçoit le clavier). Allez-y doucement, servez-vous de l’outil en plastique bleu si nécessaire. Vous devriez obtenir ceci:

Quelques autres connecteurs à enlever (camera et sa masse, micros, haut-parleurs, ventilateur si ce n’est pas déjà fait):

Puis le connecteur écran et sa masse:

Il nous reste donc: deux vis pour la charnière de gauche, 2+1 à droite, et deux vis sur la carte mère. Une fois enlevées, vous pouvez enlever la carte mère (attention au connecteur des HP qui peut gêner). Vous devriez obtenir ceci:

En rouge sur la dernière image, l’endroit où se positionnera le contrôleur.

Passons à l’écran, enlevez les petits patins en caoutchouc avec un petit tournevis plat, enlevez les vis:

Maintenant, on va passer à la partie réellement délicate, à savoir l’ouverture du boitier de l’écran. Là plus qu’ailleurs ALLEZ-Y DOUCEMENT pour ne pas tout casser!Faites le tour, vous devriez obtenir ceci:

Maintenant enlevez les vis qui tiennent l’écran, à gauche:

Faites pareil à droite, vous pourrez alors enlever l’écran. Vous pouvez également enlever les barres métalliques sur les côtés de l’écran, mais c’est optionnel:

A ce stade, nettoyez l’écran A FOND. N’oubliez pas que c’est la dernière fois que vous y avez accès! Une fois l’écran tactile collé, il est très difficile de revenir en arrière!! Pareil, attention à ne pas laisser passer de poussière, de poils ou autre, l’écran doit être absolument parfait! En cas de doute, voici une astuce pour se faire une « salle blanche ». Allez dans votre salle de bain, allumez la douche à fond (eau froide) et laissez couler quelques minutes. L’eau va absorber les poussières présentes dans l’air et, grâce à la convection, l’air sera un peu plus propre. Bon, je n’ai pas eu besoin de ça, mais en cas de doute…

Maintenant, préparez-vous à placer l’écran tactile, avec son connecteur A DROITE. Décollez le film protecteur du dessous, les protections des bandes collantes et allez-y, collez le. Attention à ne pas se rater!

Une fois bien positionné, passez un coup de chiffon sur les bandes collantes pour bien les faire adhérer. Remontez l’écran.

Encore une étape délicate, refermer le boîtier de l’écran. Le connecteur du panneau tactile est bien long, mais l’opération demande un peu d’ajustement.

Maintenant, on s’occupe du contrôleur. Il va se placer ici:

Pour le coller, j’ai utilisé du ruban double-face spécial miroirs. Ce type de double-face est pile poil à la bonne dimension et colle très fort, ce qui garantis que la carte ne se baladera pas dans le PC (ce qui pourrait être fâcheux :D ).

Recouvrez-le avec un morceau de scotch tout simple afin de l’isoler de la carte-mère, on ne sait jamais…

Maintenant, replacez la carte-mère en faisant passer les fils par le trou à proximité. Pour le fil du panneau tactile, j’ai choisi de le faire passer par le haut. A vous de voir, le tout c’est que l’ensemble ne créé pas de sur-épaisseur gênante pour la fermeture du boitier. Connectez le tout, un bout de scotch, vérifiez bien que les trous de vis sont libres:

Note pour le connecteur du panneau tactile: peu importe le sens dans lequel vous l’insérez, le contrôleur s’y retrouvera lors de la calibration.

Il ne vous reste plus qu’à tout remonter sans faire de bêtises! Suivez ce tuto en sens inverse, vous retrouverez tout ce qu’il faut.

Une fois le tout remonté, allumez votre ordinateur. S’il démarre, c’est déjà pas mal! Maintenant, installez le driver que vous trouverez ici. Redémarrez, l’utilitaire se place dans la barre des tâches, près de l’heure. Vous y trouverez de quoi calibrer votre écran. 4 points suffisent, mais 9 points c’est bien aussi ;) . Pour ceux qui sont comme moi en dual boot, le driver sous Ubuntu 10.04+ n’est pas nécessaire. Effectuez la calibration sous windows, elle sera stockée dans le contrôleur. Donc pas besoin de calibrer sous Ubuntu.

Voilà! Une petite vidéo:

Cliquer ici pour voir la vidéo.

 

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